«Think Tank» Europe-Mexique.

«Think Tank» Europe-Mexique.
*2008 Création, par Morgane BRAVO, President I Founder of «Think Tank» Europe-Mexico. (Franco-Mexicaine) *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... 2002 en France, Candidate (Titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16ème arrondissement (Sud). « Euroblogger » UE, Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Conseil de l'Europe, CoR, EuroPcom... *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

martes, 28 de febrero de 2012

*THINK20 EN MÉXICO...*


"Este es el primer año que expertos de Think Tanks de diversas partes del mundo son invitados a participar y dialogar directamente con la Presidencia del G20. A decir de Lourdes Aranda, Sherpa de México para el G20 y Subsecretaria de Relaciones Exteriores, "...como foro de concertación informal y búsqueda de soluciones globales refleja una necesidad de contar con mecanismos innovadores de cooperación, en un mundo en el que los problemas que trascienden fronteras nacionales, particularmente económicos y financieros, son cada vez más complejos y hacen imperativa la acción coordinada de países desarrollados y en desarrollo".
El Think20, en este contexto, forma parte del diálogo ampliado y es un espacio valioso de interlocución con expertos sobre el G20 provenientes de diversas partes del mundo. El Consejo Mexicano de Asuntos Internacionales (COMEXI) se ha sumado a la convocatoria con la Presidencia del G20 y vendrán representantes de diversos Think Tanks: Centre for International Governance Innovation (CIGI, Canadá); Stanley Foundation (EUA); Lowy Institute (Australia), Council on Foreign Relations (EUA); Heinrich Boell Foundation (EUA); Fundación para las Relaciones Internacionales y el Diálogo Exterior (FRIDE, España); Korean Development Institute (Corea); German Development Institute (Alemania); Economic Policy Research Foundation of Turkey (TEPAV, Turquía), Nanyang Technological University (Singapur); Center for Research of Post-Industrial Studies (Rusia); Japan Institute of International Affairs (Japón); Stanford University (EUA); China Institute of Contemporary International Relations (China); Getulio Vargas Foundation (Brasil); Centre for Strategic and International Studies (Indonesia); Indian Council for Research on International Economic Relations (India); Council for the Coalition for Dialogue on Africa (África) y Brookings Institution (EUA).
De acuerdo con Jesús Velasco en el libro editado por él mismo y por Rodolfo de la Garza (Bridging the Border. The New Mexican Foreign Policy, Boulder: Rowman and Little Field, 1997), los think tanks son instituciones no lucrativas de investigación de políticas públicas dedicadas a la diseminación de ideas y a la elaboración de recomendaciones de políticas en los medios de comunicación y en el gobierno. ¿Qué tanto podrán incidir estas instituciones en el desenlace y resultados del G20? La respuesta es incierta y es una pregunta añeja para los estudiosos de la política, las políticas públicas, las comunidades epistémicas y los think tanks. Lo que es un hecho, desde el punto de vista teórico, es que cuando los tomadores de decisiones consideran las ideas y propuestas de los expertos de manera explícita, existe una alta posibilidad de que sus propuestas incidan en el proceso en su conjunto. Hay otras variables (económicas, políticas y administrativas) que es esencial considerar, pero la primera premisa está dada: el ser escuchados, y en este caso, convocados directamente por la Presidencia del G20 y por uno de los Think Tanks mejor catalogados en el mundo: COMEXI.
¿Cuáles son los temas que articularán las discusiones? Además de los cinco ejes que ha determinado la Presidencia mexicana del G20 que son:
1. Estabilidad económica y reformas estructurales como fundamentos del crecimiento y el empleo,
2. Fortalecimiento e inclusión en el sistema financiero,
3. Mejora de la arquitectura financiera internacional en un mundo interconectado,
4. Seguridad alimentaria y volatilidad en los precios de los commodites,
5. Crecimiento sustentable y verde, lucha contra el cambio climático.
.... Se sumarán desde la óptica de los think tanks otras variables: estrategias de comunicación con y hacia otros actores no gubernamentales, seguimiento de compromisos previos y el papel mismo de las comunidades epistémicos en el proceso actual y en el que se desarrolle en los próximos encuentros, siendo Rusia el inmediato siguiente. Las conclusiones serán presentadas a los Sherpas del G20 y posteriormente a los líderes durante su encuentro en Los Cabos en el mes de junio.
Los trabajos de este encuentro se desarrollarán en la Ciudad de México los días 27 y 28 de febrero y las conclusiones se presentarán el 29 de febrero. Este último día el encuentro será a las 8 de la mañana y para los interesado en escucharlas habrá transmisión en línea. Si a alguien le interesa unirse a la sesión, pueden contactar las cuentas de Twitter @COMEXI, @G20Mexico o enviar su solicitud a info@consejomexicano.org.


Bien à vous,
Morgane BRAVO

*FIN DE LA RÉUNION INFORMELLE DES MINISTRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES*

"- La réunion s’est traduite par un échange dynamique d’idées sur les défis urgents de la gouvernance mondiale
- Cette initiative inédite mexicaine a été grandement saluée par les pays participants
- Elle a été reconnue comme un exercice ouvert et franc dans le cadre du G20


Lundi 20 février 2012 | Los Cabos, Basse Californie du Sud

Cet après-midi s’est achevée la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères du G20, qui s’est tenue à Los Cabos, Basse Californie du Sud. Cette rencontre, qui s’est déroulée dans un climat informel, a privilégié le dialogue franc et ouvert entre les participants.

Le but était d’analyser la façon par laquelle le G20 peut affronter plus efficacement certains des défis les plus pressants en matière de gouvernance mondiale et instaurer des actions non seulement pour faire face aux crises conjoncturelles mais également pour faire face aux besoins structurels afin d’anticiper de futures crises. Il a été souligné l’importance de parvenir à une cohérence entre les politiques des pays participants en vue d’une meilleure efficience et efficacité de l’action internationale.

Au cours de la première session de ce matin, le président Felipe Calderón a adressé un message aux participants, dans lequel il a souligné que le Mexique –premier pays de l’Amérique latine à présider le G20 et deuxième pays en développement, après la République de Corée– possède une structure macroéconomique solide et de la stabilité dans ce domaine. Par ailleurs, il a rappelé les priorités sous la présidence mexicaine du G20 et a indiqué que ce groupe doit être un forum ouvert et global, ainsi qu’un pont de dialogue entre les pays développés et en développement.

Parmi les thèmes proposés par quelques-uns des participants à cette réunion informelle, voici les recommandations obtenues :

·         L’importance de continuer à travailler en faveur de la réforme des institutions multilatérales, dans un cadre actuel et avec une approche pragmatique, sans que cela n’entrave la possibilité de progresser dans des thèmes qui, de par leur importance, nécessitent une attention immédiate.

·         Il est primordial de profiter des instruments et des mécanismes internationaux existants, au lieu d’essayer d’en instaurer des nouveaux.

·         L’importance de donner un suivi rigoureux et constant aux engagements pris par les chefs d’Etat et de gouvernement tant dans le cadre du G20 qu’à l’occasion d’autres rencontres majeures, pour lesquels, souvent, le degré d’accomplissement n’est pas celui attendu.

·         Il a été souligné l’importance de la diplomatie préventive et pas uniquement celle à caractère réactif, ce qui exige de maintenir une vision à long terme et pas seulement de s’occuper des crises immédiates.

·         Le fait qu’il existe d’importants points d’intersection entre les thèmes économiques, politiques, voire de sécurité fait qu’il est impératif d’adopter des mesures qui permettent de donner un suivi intégral à l’agenda mondial.

·         Des thèmes comme la sécurité alimentaire, l’énergie et le développement durable –y compris la croissance verte–, qui sont des thèmes liés les uns aux autres, font qu’il est nécessaire de les examiner ensemble ou parallèlement afin de leur apporter une solution globale.

Les invités spéciaux sous la présidence mexicaine –Bénin, (en représentation de l’Union africaine), Cambodge (en représentation de l’Association des nations du sud-est asiatique, ANSEA), Chili, Colombie et Espagne–, ainsi que les invités spéciaux exclusivement pour cette réunion –Algérie, Azerbaïdjan, Emirats arabes unis, Norvège et Singapour– ont remercié et ont salué l’invitation formulée par la présidence mexicaine du G20 pour participer aux discussions substantielles.

Il s’agit de la première fois qu’une réunion de ministres des Affaires étrangères se tient dans le cadre d’une présidence du G20. Le Mexique réitère son engagement à poursuivre la promotion d’initiatives constructives et innovatrices de ce type, qui se traduisent par des résultats tangibles dans l’intérêt de la communauté internationale.

Au terme de la réunion, plusieurs représentants ont suggéré de répéter cet exercice afin de donner un suivi aux résultats de la réunion des dirigeants du G20 ».


Bien à vous,

*Arts et métiers ParisTech inaugure un Centre de Formation d’Ingénieurs à Mexico*

L'école d'ingénieur Arts et métiers ParisTech vient d'inaugurer un Centre franco‐mexicain de Formation d’Ingénieurs et d’Appui à l’Innovation Industrielle implanté à Mexico. Il sera dédié à son nouveau Master Innov@Prod.

Au mois de février Jean‐Marie CASTELAIN, Directeur général adjoint en charge des Relations Internationales d’Arts et Métiers ParisTech, Jean‐Pierre NADEAU, Professeur au Centre Arts et Métiers ParisTech de Bordeaux, et François ROUTABOUL, Directeur du Centre Arts et Métiers ParisTech de Bordeaux ont inauguré, en présence de l’ambassadeur de France et du président de la CFMCI le Centre franco-mexicain de Formation d’Ingénieurs et d’Appui à l’Innovation Industrielle. Ce nouveau Centre de formation d’ingénieurs est entièrement dédié aux enseignements et aux recherches du Master Innov@Prod, un double‐diplôme créé en 2010 par Arts et Métiers ParisTech et le Centre de Recherche de l’Institut Polytechnique National du Mexique (CINVESTAV). Ce master a été initié avec l’aide du réseau AIP Priméca regroupant les principales écoles d’ingénieurs et universités technologiques. L’ESTIA, Ecole Supérieure des Technologies Industrielles Avancées, participe activement à l’animation du Master.

Le Master Innov@Prod
Il s'agit d'un Master de recherche qui se réalise en 2 ans. Pour y accéder il faut posséder une Licence Génie Mécanique ou Génie Industriel. Son objectif est de former des ingénieurs et des futurs chercheurs biculturels et bilingues en adéquation avec les besoins des entreprises françaises en Amérique Latine et les thématiques de recherche afférentes. Chaque année, 15 étudiants mexicains suivent le Master Innov@Prod. La 1ère année d’études est dédiée aux enseignements de conception et d’industrialisation, la moitié des cours étant donnés en français par des professeurs d’Arts et Métiers ParisTech. En 2ème année, les étudiants travaillent sur des cas concrets en lien avec les besoins des entreprises françaises implantées au Mexique (Eurocopter, EADS Cassidian, Alstom, Valéo, etc.). La Chambre Franco Mexicaine de Commerce et d’Industrie (CFMCI) permet le relais avec les entreprises. Tous ces élèves passent au moins 3 mois au Centre Arts et Métiers ParisTech de Bordeaux. A partir de septembre 2012, les élèves ingénieurs Arts et Métiers pourront suivre le Master Innov@Prod. Ils passeront 12 mois au Mexique et obtiendront, après la 3ème année, le double‐diplôme de master décerné par Arts et Métiers ParisTech (France) et CINVESTAV (Mexique).

Partenariats d’excellence
L'école Arts et Métiers ParisTech donne désormais une dimension internationale à l’ensemble de ses activités de formation, de recherche et d’innovation. Son objectif est d'obtenir à l’horizon 2020 la  reconnaissance d’institution européenne d’excellence. Pour Jean‐Marie CASTELAIN, Directeur général adjoint en charge des Relations Internationales d’Arts et Métiers ParisTech « L’école  privilégie dorénavant les partenariats d’excellence, qui portent à la fois sur la formation, la recherche et l’innovation. Cela veut dire des échanges d’élèves au niveau Master et doctorat, des axes communs de recherche, et une volonté partagée d’aller vers l’innovation et de créer de la valeur ». Rappelons qu’Arts et Métiers ParisTech a déjà des accords de partenariat avec 150 universités étrangères et que tous les élèves effectuent obligatoirement un stage à l’étranger ou un échange universitaire pendant leur cursus.


Bien à vous,

lunes, 27 de febrero de 2012

*BREF APERCU : G20...passation entre France et Mexique en 2012*


Youth Diplomacy a organisé en janvier 2012 un "Model G20" qui propose à des jeunes de réfléchir sur différentes questions traitées par le G20. Cette année 2012 est marquée par la passation de présidence entre France et Mexique.

Youth Diplomacy se veut être trait d'union entre les jeunes Français et la mondialisation et souhaite offrir aux futurs citoyens, acteurs et décideurs des moyens innovants de se situer et d'agir dans un environnement globalisé. 





BREF APERCU :

Crédit Photos ©Morgane BRAVO  













José POBLANO, Ministre-Conseiller chargé de la coopération économique à l'Ambassade du Mexique à Paris


*Nous avons assisté : Félicitations...Très intéressant!  
A SUIVRE...*

http://la-mondialisation.blogspot.com


Bien à vous,

*Youth diplomacy: présention de son "Model G20" et ressenti des participants...*


Youth Diplomacy rassemble des étudiants impliqués dans les G8 & G20 Youth Summits en tant que délégués, anciens ou organisateurs, ainsi que des associations étudiantes prenant part au dialogue de la jeunesse mondiale. Ces étudiants veulent être acteur et prendre part aux changements par plus de diplomatie et de dialogue.

Youth Diplomacy se veut être trait d'union entre les jeunes Français et la mondialisation et souhaite offrir aux futurs citoyens, acteurs et décideurs des moyens innovants de se situer et d'agir dans un environnement globalisé...



Bien à vous,

*The G20 Youth Mexican Delegation meets with the Mexican Ambassador to France*


The G20 Youth Mexican Delegation meets with the Mexican Ambassador to France at the UNESCO Headquarters in Paris.

Bien à vous,

*Business and the G20 in Mexico*


Gary Litman speaks to us about the upcoming G20 in Mexico, and why we´re all in this crisis together.

Bien à vous,

*Quand la France disparait d’Amérique latine, la France disparait de la carte...L’Amérique latine est en cette campagne présidentielle 2012 totalement absente de la bataille électorale*


L’Amérique latine est en cette campagne présidentielle 2012 totalement absente de la bataille électorale. Il n’y a là rien de bien nouveau. En 2007, date de la consultation antérieure, seule la situation de l’otage colombienne Ingrid Betancourt avait rappelé aux Français l’existence de cet extrême occident. Manifestement Florence Cassez, ressortissante nationale condamnée au Mexique, n’a pas en 2012 le même pouvoir d’attraction en dépit des efforts du président sortant et de ses opposants politiques. Cette inexistence électorale de l’Amérique latine, un temps masquée par la montée en épingle de faits divers, est révélatrice d’un décrochage international. Il va bien au-delà de l’Amérique latine. Il croise à son antipode l’omniprésence aveuglante, médiatique et politique de l’Allemagne. Il est révélateur, entre Amériques et Allemagne, d’un triangle des Bermudes diplomatique de portée plus générale. Quand la France disparaît d’Amérique latine, la France disparaît de la carte.
Les gazettes hexagonales dopées par l’approche des présidentielles scrutent les entrailles de la France en effet à l’aune de l’Allemagne. Une kyrielle de chiffres conforte un verdict semble-t-il irréfutable. La France a dévissé depuis une dizaine d’années. Au bénéfice disent-elles de l’Allemagne qui s’affiche et s’affirme en puissance, dominatrice peut-être ou pas encore, mais certainement sûre d’elle-même. Les analyses du déclin dans la foulée de Nicolas Baverez ont donné une dimension structurelle à cette conjoncture morose (2). Certains avec Jean-Pierre Chevènement (3), ont confirmé et appelé au réveil français. Tandis que d’autres sous des formes plus ou moins compatibles et politiquement diverses ont théorisé le repli, et parfois le rejet, des marchandises comme des hommes, épargnant, mais pour combien de temps, les idées venues d’ailleurs.

Exportations allemandes, immigration étrangère, sont donc au cœur des polémiques et des enjeux électoraux 2012. Autant dire qu’ils sont au jour d’aujourd’hui au centre de débats contradictoires ne facilitant pas l’évaluation du repli français. Un horizon inversé géographiquement, celui de l’Amérique latine en facilite en revanche la pertinence. Région plus lointaine et donc plus propice à la froideur argumentaire elle aide à la compréhension des rapports de puissance. Le commentaire peut paraître paradoxal en ces temps de carnaval de Rio. L’Amérique latine n’est-elle pas selon le sens commun territoire de chaleurs, celles des émotions et celles du climat. Soleil et moiteurs stimulent sans doute les glandes exocrines mais ils n’affectent en aucune manière les neurones. Il y a là incontestablement depuis deux siècles, entre l’Amérique latine et la France, un mètre étalon de la puissance validé par l’histoire de leurs relations bilatérales.

Loin des yeux, et sans doute du quotidien, l’Amérique latine a pourtant attiré investisseurs, intellectuels, voire conquérants français à différents moments de son histoire. Ces moments sont toujours allés de pair avec une vitalité nationale exceptionnelle, économique comme politique et créative. Les temps de repli français en Amérique latine ont au contraire été aussi ceux du doute, de l’incertitude, institutionnelle, culturelle, économique. Napoléon Ier, Napoléon III, Charles de Gaulle, François Mitterrand, ont à leur façon, éthiquement très différente, témoigné de cette vérité empirique. Reprise de la Louisiane, mise au pas de Saint-Domingue, tentative d’OPA sur les vice-royautés espagnoles d’Amérique, ont accompagné de 1802 à 1809 l’émergence conquérante du premier empire. Soixante ans plus tard l’expédition militaire française du Mexique a révélé l’entrée de la France en révolution industrielle et les ambitions du second empire. Le périple latino-américain du général de Gaulle en 1964 manifestait la nouvelle assurance internationale, un tantinet dissidente, de la France des Trente glorieuses économiques. François Mitterrand de 1981 à 1983 a brièvement ranimé la chaleur et les couleurs de cette flamme, du Mexique au Salvador en passant par le Nicaragua et l’Argentine.

L’absence d’Amérique latine depuis, et entre temps, à l’inverse, révèle celle de la France au monde. La France en 2012, comme dans les années 1930, n’a plus pour les siens l’évidence qu’elle avait encore en 1964 et en 1981. Ces temps de crise, ces temps de chômage et d’interrogations nationale et diplomatique ont été comme le signale un rapport parlementaire, longuement et avec nostalgie, ceux de l’érosion française en Amérique latine (4). L’heure était alors et est encore au doute sur une identité nationale, ministériellement sanctuarisée en 2007. La stratégie de l’escargot est devenue la règle d’or. On retrouve là d’autres débats sur le décrochage illustrés par Paul Valéry (5) ou Robert Aron et Arnaud Dandieu, dans l’entre deux guerre (6). Le repli d’aujourd’hui a une traduction internationale concrète. La peur du monde et l’affichage ostentatoire de prétendues hiérarchies de civilisation (7) sont désormais le logiciel des « élites » dirigeantes. Et le recours aux armes, celles de la police dans les périphéries intérieures et celles de l’OTAN dans l’étranger proche, son mode d’expression concret. Crise, et entrée en basses eaux diplomatiques ont eu un effet immédiatement perceptible en Amérique latine, aux confins de l’influence française. La France a disparu de la carte.

Le constat n’a rien de particulièrement surprenant. En cycle de dépression économique, la diplomatie française reflue. Elle se replie sur l’étranger proche, c’est-à-dire aujourd’hui l’Europe, la Méditerranée, l’Afrique et les Etats-Unis. L’Amérique latine a été effacée du tableau de bord. Ce qui est en revanche plus inattendu, c’est l’absence de stratégie d’attente et de reconquête de la part d’un pays, et d’élites, de droite comme de gauche, qui prétendent préserver les positions acquises dans le concert des nations, à l’ONU bien sûr, mais aussi au FMI, à la Banque mondiale ou à l’OMC, voire à l’OTAN. Le diagnostic est pourtant sans appel. En Amérique latine, les acteurs culturels nationaux de plus en plus laissés à eux-mêmes, tout comme ceux de l’industrie et du commerce, ne convergent plus, mutualisent mal, faute d’orientations et de concertation. Au contraire, comme on a pu le constater ces dernières années en réduisant le champ de l’intérêt général à la situation de personnes connaissant des difficultés particulières, - on pense ici aux dossiers Betancourt et Cassez-, les autorités gouvernementales ont érodé les domaines d’influence de la France en Amérique latine. Ce qui relève dans la campagne 2012 du non sens, et sans doute de la faute politique, pour un pays revendiquant son influence à l’ONU comme on l’a constaté dans la première polémique de campagne touchant à l’international entre les candidats principaux.

Ce choix qui est celui du non choix, reléguant l’Amérique latine à un folklore touristique et parfois politique d’un autre âge, est d’autant plus absurde que pour des raisons tenant à la croissance, à l’émergence économique, comme à une nouvelle assurance diplomatique, ce sous-continent occupe un espace international en expansion. Toutes caractéristiques qui n’ont échappé ni aux Asiatiques, ni en Europe aux Allemands, aux Italiens et aux Espagnols. La Chine, l’Inde, l’Iran, l’Allemagne ont peaufiné ces dernières années un livre blanc organisant leur offensive qui est tous azimuts en Amérique latine. Le contraste est saisissant avec la France qui est en Amérique latine devant une feuille désespéramment blanche. Ce lapsus géopolitique prolongé reflète une défaillance plus large. Elle porte d’abord sur l’identité du pays dégradée par un ciblage gouvernemental erroné mobilisant les énergies et les passions contre des boucs émissaires intérieurs, la « racaille », les migrants et les gitans. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, membre du directoire du FMI, pour rester ce qu’elle est, doit exercer à temps plein sa responsabilité de puissance globale. De burkas, en roms, de réceptions républicaines en fatwas incendiaires à l’égard des dirigeants libyen et syrien, en passant par le ralliement sans contrepartie aux opérations extérieures des Etats-Unis, la France a disparu d’Amérique latine et a par ricochet dilapidé une part de son savoir faire et de son influence extérieure. 

par Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS 

*Le Mexique aime de Gaulle*

"Les relations extérieures sont soignées par le général de Gaulle. Le 23 février 1942, il accepte même de donner une interview à un journaliste mexicain Gonzalez Montesinos. 

Ne considère-t-il pas que la France libre doit être représentée sur tous les continents et que ses choix méritent d'être expliqués ? En s'adressant aux Mexicains, le Général dit une parole à toute l'Amérique latine. Il sait que son attitude, son engagement, ses choix sont appréciés là-bas et qu'il incarne une résistance opportune à la domination nazie. De Gaulle se confie : « La France combattante a besoin d'appui. Celui que lui apporte l'amitié de l'Amérique latine lui est particulièrement précieux ». L'idée est aussi de dire que la France a un rôle particulier à jouer au sein du concert des nations et qu'elle incarne des valeurs dont elle est fière : « Voici pourquoi toute politique qui, à Vichy et ailleurs, vise à la neutralisation de l'Empire et du peuple français ou s'accommode de cette neutralisation est une politique mauvaise ».

Montesinos ne dissimule pas les arguments que la propagande nazie emploie en Amérique latine pour dissuader les populations de manifester leur solidarité avec les Français libres. Il évoque même les disputes régulières qui opposeraient le chef des FFL à Winston Churchill au point que le Premier ministre britannique l'aurait fait enfermer à la Tour de Londres ! « La propagande dont vous parlez prétend alternativement ou bien que les Français libres sont soumis à l'Angleterre ou bien qu'ils sont anglophobes. Nous, nous n'acceptons de connaître que les seuls intérêts de la France et en laissant au peuple français le soin de fixer librement son régime dès que nous lui en aurons rendu la possibilité ». De Gaulle ne nie pas qu'il y a quelques difficultés dans les relations avec le gouvernement anglais parce qu'il y a des intérêts « enchevêtrés » mais il estime qu'il vaut mieux un langage de vérité que des postures accommodantes derrière lesquelles sont dissimulés de graves désaccords.

Le Général cite un exemple récent qui a fait la une de la presse : « Vous avez pu voir, par exemple, que nous eûmes quelque peine à faire accepter le ralliement des îles Saint-Pierre-et-Miquelon. Vous n'ignorez pas que le maintien de la position de la France en Syrie après les événements de juin-juillet derniers a été assez laborieux. Mais nous avons dans l'intérêt commun, le droit et le devoir de nous montrer intransigeants ». La France libre n'est pas prête à se renier pour exister dans le périmètre délimité par ses alliés qui refuseraient de lui donner la place qui lui revient. Le Général dit sa confiance en Churchill et se plaît à pouvoir discuter avec lui en toute franchise. Il salue : « la clairvoyance de ce grand homme d'Etat anglais à la fois noble et habile ».

Répondant à d'autres questions il dit de Weygand : « La capitulation est un abîme d'où un chef ne revient jamais ». Lorsqu'on lui demande pourquoi Vichy l'a relevé de son commandement, question qui a par ailleurs été débattue au Mexique, le Général réplique : « Quand vous cherchez à vous expliquer les décisions prises à Vichy, ne manquez jamais de penser à leurs deux principaux facteurs qui sont, d'une part, les exigences de Hitler, d'autre part la rivalité féroce des malheureux qui forment ce qu'ils appellent le gouvernement et que leur ambition torture. Pour ce qui concerne le rappel de Weygand, je crois bien qu'il est dû à la fois aux ordres de l'ennemi qui jugeait le moment venu de mettre un terme à l'équivoque, et à la haine jalouse de Darlan, qui avait pris ombrage de ce qui restait de prestige au général ». Il estime que la page Weygand est définitivement tournée du livre des douleurs de la France. Et de conclure : « La France ne reconstruira la force et l'honneur de ses armes que sur un sol ferme et pur »".

domingo, 26 de febrero de 2012

*Les Masques de jade mayas... à Paris*

À la Pinacothèque de Paris, du 26 janvier 2012 au 10 juin 2012

La Pinacothèque de Paris présente la découverte archéologique la plus importante de la dernière décennie au Mexique : les masques en mosaïque de jade.

Ces masques exceptionnels, entièrement restaurés par les plus éminents spécialistes en archéologie maya, représentent les visages de la divinité. Créés pour les gouverneurs les plus prestigieux des cités perdues mayas, ils avaient pour mission d’assurer la vie éternelle à ces hauts dignitaires après leur mort.

On a découvert à ce jour une quinzaine de masques qui sont présentés pour la plupart à la Pinacothèque de Paris. Cet ensemble rarissime, que le Mexique accepte exceptionnellement de porter hors de ses frontières, sera exposé aux côtés d’une centaine d’œuvres qui quittent le pays pour la première fois. La Pinacothèque propose ainsi une véritable plongée dans la cosmogonie sophistiquée et mystérieuse de cette culture millénaire.

Les masques de jade exposés ont été retrouvés dans les sépultures des élites mayas. Une partie des masques funéraires représente les visages individualisés des dirigeants mayas. C’est le cas de l’extraordinaire masque du roi Pakal qui fige pour l’éternité les traits du souverain. La lecture des œuvres est enrichie par une fructueuse mise en contexte : les masques sont en effet présentés avec le reste du trousseau funéraire qui comprend colliers, boucles d’oreilles, bracelets, céramiques et autres offrandes. C’est la première fois, depuis leur exhumation et leur dispersion dans différents musées, que ces œuvres sont rassemblées. Sept tombes de dirigeants mayas sont ainsi reconstituées.
Une autre partie des masques exposés représente les divinités du panthéon maya qui, à l’instar des ancêtres mythiques incas, combinent des traits humains, animaux et végétaux. Portés par l’élite maya durant les cérémonies rituelles, les masques lui permettaient d’endosser le visage de la divinité et d’accomplir ainsi son rôle d’intermédiaire entre les sphères terrestre et céleste.

L'exposition Les Masques de jade en partenariat avec : Instituto Nacional de Antropologia e Historia, Conaculta, Institut Français, Métrobus, La Fnac, BFMTV, France Info



Bien à vous,

*Remarks by Secretary Jose Antonio Meade Kuribreña during the Presentation of “Going for growth” 2012 OECD Report*


I appreciate this very intimate space that the OECD gave us for the release of this relevant document of “Going for Growth”. I am very glad that this is the forum chosen by the OECD for the release of “Going for Growth”. In a context where Finance Ministers and Central Bank Governors of the G20 are gathering for the first meeting in México.
In what context are we meeting and why is this document relevant? Overall we are meeting when the news we have been receiving, especially in the last couple of months, have been good news.
The world has moved in a direction where the weaknesses we observed at the end of last year have been brought down. Overall the news we have received from the United States are positive, also European policy decisions have contributed to abate the likelihood of a catastrophic risk.
Also, emerging countries continue with a dynamic performance, although less than it had shown in the past, still positive. Despite that direction or that movement in the right direction, the world remains in a fragile condition that forces us, as said by Secretary Gurria, to be more assertive in coordinating the different policies and the decision-making process.
There are three economic tools that can help to create a better environment for growth and welfare: On one hand, monetary policy; which in general, as the Secretary of the OECD mentioned, has been an accommodative monetary policy, oriented to give liquidity to markets and to generate an environment of low interest rates to stimulate investment. Also, an environment where fiscal policy sought to be accommodative, but, as mentioned by Secretary Gurria, the fiscal activism of some economies proved, in some cases, not to be the best recipe to deal with the environment we had, but at the end fiscal and monetary policy act on an economy that has a defined structure.
If the structure that the economy has is better, more flexible and more modern, both the fiscal and monetary policy will have a better impact. If the structure of the economy does not change, the impact of the fiscal and monetary policy will be lower.
We cannot replace fiscal policy by structural measures. Certainly, given the structure of the economy, if one relaxes fiscal discipline, as some countries did, it generates, especially in the short term, some stimulus, but the space to stop doing this task and replace it by the competitiveness given by a better structure in the economy by fiscal stimulus is already sold out, and therefore generating, agreeing and proposing measures that change the structure of our economies is especially valuable if we are to have a better environment for growth and development.
Therefore, in the G20 agenda, the adoption of structural reforms by countries is part of the discussion. On one hand, a document like this highlights opportunities in the first place; certainly when one reads the document and when you see the opportunities that are often specific to a context and a country but in other cases are general, it allows us to identify opportunities for structural change to make things better.
On the other hand, it allows us to identify which countries are doing their homework in terms of structural changes, and which ones have been less sensitive or have had fewer conditions that allow them to push such an agenda. Here we must remember that the G-20 agreed on an action plan at its Cannes meeting, and it involved the commitment, by a significant number of countries, to carry out structural reforms.
The report “Going for Growth” will allow us to give feedback on the agenda of the G-20 to check exactly how we have complied with this agenda.
There is one specific chapter about Mexico, but I will look further into some of the things mentioned in the report, and into some that were not included, but that illustrate that Mexico has been changing the structure of its economy, and here is why.
It is striking, as seen from the graph presented by Angel, that Mexico is one of the countries, that despite the complicated political context, that has pushed further structural reforms, and indeed it is noteworthy, as he also noted, that in many cases the structural reforms preceded a crisis that drove many of the mentioned countries, from the access to debt markets.
The structural reforms pushed by Mexico occurred in a context in which Mexico still had, continues to have, and will have a very good market access; this is, Mexico made its reforms and generated its consensus in peacetime.
Some countries were forced to make their reforms in an extremely complicated time, but if one goes over what we have been seeing, and why our economy today has had a more robust recovery, a job recovery that has been atypical compared to other latitudes, is partly because the structure of our economy has changed under these reforms.
The OECD highlights, for example, the response, the construction and the scaffolding put in place by Mexico on temporal employment and fighting poverty to cope with the international financial crisis; the structural reforms have an inclusion dimension. One of the challenges placed by them, is for development to be more inclusive, and this is a development that involves a particular challenge when what is seen in the OECD reports is a significant increase in the inequality in the region.
Mexico is located under this metric as a country with high inequality, but as one of the few, and in fact, according to OECD data, where inequality has been brought down more in the last decade.
It draws our attention, that in the context of the very deep crisis that we are going through, that the programs available to Mexico to strength the safety net, extreme poverty did not grow in absolute or relative terms.
It is highlighted in the document, that two radio spectrum were auctioned in a traditional way. It had passed more than a decade since one has been available to a concessioner, and for us Mexicans at the end of our day, radio spectrum increases access, quality and competition in the telecommunications sector.
The radio spectrum auctioned was reinforced by one of Federal Electricity Commission’s dark fiber that allows us to have a backbone with a national network that generates more competition and more services in the telecommunications sector.
Secretary Gurria highlighted, and I think it is important to do so, because, once again, in a complicated political context, in the congress session that ended last year, a reform, that significantly strengthens our competitive framework, was approved; which incorporates best practices that come from what the OECD has been talking about.
Another very relevant reform, also mentioned in the document, was made to Pemex, which has led it to have more independence and greater accountability, but especially; it has changed, in a very significant way and for the first time, how the contracts from the public sector are constructed.
As all of you know, the Constitution requires us to hire in the best conditions for the state, and for long it was interpreted that the best condition was defined solely by price. Pemex’s reform, among other things, allows developing that Constitutional principle to better define what better conditions mean for the State, and thus allow that the procurement made by Pemex aligns better the interests of Pemex with the interests of the contractor and to interpret in the most modern way what “better conditions for the state” mean. An innovation that has been working well and should be even weighted if it extends to further sectors.
Secretary Gurría already pointed out the changes in education and the incentives that these changes bring. Two further tax reforms in 2007 and 2009 that have strengthened our tax revenues and reaching record highs and non-oil tax revenues, reform that indeed; the first one, which allowed us to generate more revenue precisely from those sectors that had a significant flow amount, but a very low tax burden.
There have been significant legal reforms to strengthen our security system and justice, to continue consolidating Mexico as a country of laws. Very important reforms that changed the structure of our healthcare system; today, health is not an element that generates risk for many Mexicans, who have access for the first time to medicines and doctors, and therefore, nor one of uncertainty, and the one that most explains changes in deciles when a health contingency presents, so it was improved substantially.
Our housing market has been one that has given us structural strengthening, employment and growth, also in this last period of sessions, the Infonavit’s legal framework was modernized, and this will allow renewing the housing market strength as a generator of jobs.
The report also talks about the future, it says what the world economies need to do forward, and also indicates where Mexico must continue working to accelerate its growth and ensure a more inclusive development process.
It points out that we have to improve our working environment, that we have to give more flexibility to the workplace, and also notes that this increased flexibility tends to be in benefit, especially, for the young, and what we see is that part of the policy response that many of the OECD countries are facing pass by a labor reform that plays a central role in the scaffolding, decisions of public policy that must be taken.
Continue working on bringing down existing barriers for foreign direct investment in some sectors. Clearly the combination of foreign direct investment and the technology transfer which it entails is a good recipe that has been successful in Mexico and elsewhere to generate more and better jobs and growth.
We also work, as noted by the document, in the creation of specialized courts so that the judges have the technical skills required to successfully resolve issues associated, for example, to economic competition, mercantile programs or problems and of credit.
All this we have been discussing implies that the report is betting on growth. It is a very important document, a useful document for public policy evaluation, a useful document to be considered and to construct the G20 agenda; a document that highlights that if we want to overcome today’s crisis we have no other way than that of structural reforms, the rest of the policies have limitations.
A document that certifies that structural reforms are worth having and give results in the short term. A document that exhorts us, in consequence, to generate political agreements around the world and in Mexico to give the country the structure that is needed to keep growing forward, and so, without any further reference, here I end and I appreciate the opportunity to share this space with Secretary Gurria and all of you.
Mexico City, February 24, 2012
http://g20mexico.org


Bien à vous,