«Think Tank» Europe-Mexique.

«Think Tank» Europe-Mexique.
*2008 Création, par Morgane BRAVO, President I Founder of «Think Tank» Europe-Mexico. (Franco-Mexicaine) *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... 2002 en France, Candidate (Titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16ème arrondissement (Sud). « Euroblogger » UE, Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Conseil de l'Europe, CoR, EuroPcom... *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

jueves, 27 de septiembre de 2012

*Le Brésil et le Mexique peuvent-ils passer de la concurrence à la complémentarité ?*

"Le président élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, a effectué une tournée latino-américaine, du 17 au 24 septembre, avec un agenda à la fois diplomatique, sécuritaire et économique. A São Paulo et à Brasilia, il a exprimé sa volonté de relancer les relations avec le géant sud-américain, remplaçant le « climat de concurrence » par la « complémentarité ».

 « Nous voulons connaître la réforme qui a permis à [l’entreprise brésilienne]Petrobras de devenir un des grands pétroliers du monde et l’adapter dans une certaine mesure à la réalité de Pemex », son homologue mexicaine, a déclaré M. Peña Nieto. Le futur président du Mexique a exprimé son intérêt pour le programme social « Bourse famille ». « L’idée est de profiter de l’expérience de succès du Brésil en matière de développement social, qui a permis à ce pays de sortir de la pauvreté près de 30 millions de personnes en une décennie », a-t-il affirmé.
Toutefois, cela ne justifie pas la rivalité entre les deux pays, qui disposent des meilleurs outils diplomatiques d’Amérique latine et d’une solide tradition sur le plan international.
Certes, pendant les douze ans de présidence du Parti d’action nationale (PAN, droite), la diplomatie mexicaine a été trop tournée vers Washington, allié dans la lutte contre le narcotrafic, tandis que la diplomatie brésilienne manifestait une autonomie croissante à l’égard des Etats-Unis.
Brasilia a sa part de responsabilité dans la rivalité avec Mexico. Des diplomates brésiliens d'Itamaraty, plus férus d’idéologie que de géographie, de démographie, d’économie ou d’histoire, ont essayé d’écarter le Mexique du processus d’intégration régionale en privilégiant le périmètre sud-américain. Cette volonté est patente avec la création de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), projetant sur la région l’organigramme du ministère brésilien des relations extérieures.
La division entre l’Amérique du Sud, d’une part, le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes, d’autre part, est illusoire, et ne correspond pas à une logique géopolitique. Elle ne fait que renforcer les tendances centrifuges, au lieu de contribuer à l’intégration entre les Etats latino-américains.
Le Mexique est présent en Amérique du Sud, avec la récente création de l’Alliance du Pacifique, en accord avec la Colombie, le Pérou et le Chili. Ces quatre pays unissent ainsi leurs forces pour se positionner dans la zone Asie-Pacifique, dont le dynamisme n’échappe à personne.
Le Brésil est présent à son tour en Amérique centrale et dans les Caraïbes : Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), investissements à Cuba, alliance avec le Salvador, par exemple.
La dispute pour un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, véritable obsession de Brasilia, ne justifie guère davantage la rivalité avec le Mexique, qui peut à juste titre aspirer au second siège latino-américain au Conseil, à condition d’en assumer davantage les charges.
Les idéologues d’Itamaraty justifiaient leur choix par des considérations politiques : la droite était au pouvoir au Mexique, dont le sort est lié à son grand voisin par l’Accord de libre échange nord-américain (Alena/NAFTA). Or, l’Alena n’a jamais entraîné un alignement automatique de la part des Mexicains sur les Américains, comme ils l’ont prouvé au Conseil de sécurité en votant contre l’invasion de l’Irak.
Brasilia a une chance d’opérer un tournant, sans perdre la face, grâce à l’alternance à la tête de l’Etat mexicain, avec le remplacement du PAN par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre). A l’époque où sévissaient les dictatures militaires en Amérique du Sud et les guerres civiles en Amérique centrale, la « dictature parfaite »du PRI avait accueilli de nombreux réfugiés politiques d’Amérique latine.
L’intégration régionale doit favoriser les facteurs d’unité, pas les divisions idéologiques ou les forces centrifuges. L’Amérique latine a besoin d’une coopération entre ses deux grandes nations émergentes en guise de locomotive pour l’ensemble de la région. C’est la meilleure façon d’éviter les tentations hégémoniques et les susceptibilités provoquées par les asymétries entre les pays. Brésiliens et Mexicains doivent marcher la main dans la main, pour le bien de tous les Latino-américains". 
Le Monde :
*En fait, 1. Le Mexique (Amérique du Nord), c’est le premier pays hispanophone au monde et la première puissance commerciale d’Amérique latine. Ce sera l’une des premières économies du monde dans les années à venir!
2. A propos de l'Amérique Latine : Elle est hispanophone... sauf le Brésil (Amérique du Sud) portugais...!
3. Donc, le Mexique a plus de droits que le Brésil à devenir membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies...!

*(La définition la plus fréquente de l'Amérique latine retient en pratique les 18 pays indépendants de l'« Amérique hispanique », dont la langue officielle principale est l'espagnol, en y ajoutant le Brésil, dont la langue officielle est le portugais).


A SUIVRE...!

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