«Think Tank» Europe-Mexique.

«Think Tank» Europe-Mexique.
*2008 Création du Blog, par Morgane BRAVO, President I Founder of «Think Tank» Europe-Mexico. (Franco-Mexicaine) *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... 2002 en France, Candidate (Titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16ème arrondissement (Sud). « Euroblogger » UE, Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Conseil de l'Europe, CoR, EuroPcom... *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

jueves, 2 de febrero de 2012

*Mexique : Enjeux élevés... Par Peter G. Hall*


Mexique : Enjeux élevés
Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef. EDC

 "On a beaucoup parlé ces dernières années de l'économie prometteuse du Mexique. Souvent du même souffle que les puissants pays BRIC, vu l'orientation de plus en plus internationale du Mexique depuis un demi-siècle. Cette orientation a été très profitable, mais elle a exposé le Mexique aux turbulences actuelles de l'économie mondiale. L'incertitude mondiale menace-t-elle donc de vider cette promesse de toute substance?

Jusqu'ici, les statistiques mexicaines restent impressionnantes. Le PIB au troisième trimestre a surpris agréablement, avec une hausse de 5,3 % en taux annuel. La croissance a été généralisée, et ce, malgré les déclins persistants de la production de pétrole. L'activité manufacturière est le moteur de la production industrielle, et la solide croissance des exportations a permis à la balance commerciale de dégager un léger excédent en décembre. La croissance économique soutenue a abaissé le taux de chômage au-dessous de 5 % au quatrième trimestre de 2011, et la tendance à la baisse est très nette. L'inflation est en hausse, mais tout compte fait, l'économie semble en bonne forme.

Une brève visite au Mexique la semaine dernière a révélé l'inquiétude des Mexicains, qui craignent que la faiblesse européenne ne coupe le solide élan mexicain. Les Mexicains savent très bien ce que peut provoquer l'imprudence budgétaire. Ils ont eu leur propre lot de difficultés dans les années 1980 et la crise du peso au milieu des années 1990 est encore fraîche dans leur mémoire. Ils ne s'inquiètent pas tellement des effets directs. Comme le Canada, le Mexique est dérouté par les succès récents de ses exportations en Europe.
Les craintes portent plutôt sur l'effet indirect d'une Europe qui coupe les jambes aux États-Unis et qui, par ricochet, affaiblit les exportations mexicaines – principale source de la croissance récente. Le Mexique fonde de grands espoirs sur la prochaine réunion du G20 à Los Cabos et souhaite qu'elle permette une avancée dans le règlement de la crise de la dette et de la crise financière.

Une inquiétude connexe est l'issue des élections américaines. Le ralentissement de la croissance aux États-Unis pourrait influencer les thèmes de la campagne et raviver le protectionnisme. Il est évident que cette incertitude retarde les investissements et pousse les investisseurs à adopter une approche attentiste.

Toutes les menaces ne viennent pas de l'extérieur. Les Mexicains devraient aller aux urnes le 1er juillet et les élections retardent généralement l'activité économique parce qu'elles font dépenser une grande énergie politique. Les candidats annoncent des plans économiques qui semblent encourager l'économie à poursuivre dans la voie actuelle, mais les détails ne seront probablement pas connus tant que la campagne n'aura pas pris son élan dans les semaines qui viennent.

Le Mexique est également menacé par l'aggravation récente d'un éternel problème – la criminalité et la corruption. Malgré les efforts déployés par le régime actuel pour les contenir et les réduire, la criminalité et la violence se sont répandues à l'échelle régionale et il semblerait que les multinationales en sentent les effets.

Des menaces accrues de nature à tempérer l'investissement international au Mexique sont toujours inopportunes, mais peut-être plus que jamais dans la situation actuelle. Vu que les coûts de la main-d'œuvre augmentent fortement en Chine, les entreprises internationales sillonnent la planète à la recherche d'endroits où investir dans des pays riches en main-d'œuvre possédant des niveaux de compétences variés. D'autant plus que le vieillissement de la population incite les économies développées et même de grands marchés émergents à multiplier les plans d'investissements futurs. Le Mexique est une destination logique, mais son instabilité accrue nuit grandement à sa capacité d'attirer cette nouvelle vague mondiale d'investissements à l'étranger.

Conclusion? Le Mexique est peut-être à un pas d'une nouvelle phase de croissance. Il y a cependant des dangers à éviter. Le Mexique peut influer le cours de certains, mais n'a aucune influence sur d'autres. Il a tout intérêt à se concentrer sur ce qu'il peut influencer, s'il veut pouvoir saisir cette croissance".

http://www.edc.ca/FR/Knowledge-Centre/Subscriptions/Weekly-Commentary/Pages/mexico-high-stakes.aspx



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    A SUIVRE...!


Bien à vous,

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