Indépendant et A but non lucratif «Think Tank» Europe-Mexique, @MorganeBravo Présidente & Fondatrice, (Association française Loi 1901). Le Mexique, qui a présidé le G20 2012, est un pays important. 3fois la France en superficie, + de 131 millions d’habitants, membre de l’OCDE, c’est le premier pays hispanophone au monde et la première puissance commerciale d’Amérique latine. Ce sera l’une des premières économies du monde dans les années à venir! AVANT LO❗️#DigitalDiplomacy #Diplomatie
«Think Tank» Europe-Mexique.
*2008 Création, par Morgane BRAVO France Alumni 🇲🇽🇫🇷(IIAP/ENA), President I Founder of «Think Tank» Europe-Mexico. (Binational) *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... 2002 en France, Candidate (Titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16ème arrondissement. « Euroblogger » UE, Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Conseil de l'Europe, CoR, EuroPcom... *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.
martes, 23 de junio de 2009
*Proposition de Salvador Manzur...Veracruz, Mexique...*
***Rabiosa y enfurecida por el pegue y el éxito de Fidelidad, la Federación calderonista ordenó recortar casi dos mil millones de pesos al presupuesto para el estado de Veracruz.
Los diputados locales y federales del PRI han dicho que harán hasta lo imposible para recuperarlo, porque con esta sucia acción, el PAN pretende detener el repunte electoral del priismo veracruzano provocado por la excelente gestión de Fidel Herrera Beltrán.
Fidelidad por Mexico :
http://www.fidelidadpormexico.org/portal/contenido/fidelidad_es_nuestra_doctrina/675
lunes, 15 de junio de 2009
Le drapeau
http://developpementdurablexxis.blogspot.com/2009/06/bref-aperc-la-fondation-nicolas-hulot.html
http://developpementdurablexxis.blogspot.com/2009/06/bref-aperc-la-fondation-nicolas-hulot.html
viernes, 12 de junio de 2009
* François Fillon célèbre le pacte sacré entre France et Grande Bretagne...*
***François Fillon, Premier ministre, a célébré l'anniversaire de la Reine Elizabeth II, à Paris, en compagnie de l'ambassadeur de Grande Bretagne, le jeudi 11 juin 2009.
Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie, Monsieur l’Ambassadeur, de nous accueillir avec votre épouse Susie dans cette magnifique résidence de l’ambassade de Grande-Bretagne.
Je veux vous dire que j’ai été extrêmement sensible à vos propos. Et j’adresse en retour au peuple britannique, au nom du Président de la République, un message d’affection de la France.
Mon épouse et moi-même sommes heureux et honorés d’être parmi vous aujourd’hui.
Certains penseront que je n'avais pas le choix, ils se trompent, parce que les liens familiaux qui m’unissent au Royaume Uni, sont certes des liens très personnels, mais au-delà de ces liens, je ressens profondément l'amitié qui soude nos deux peuples.
Nos nations sont semblables à deux sœurs qui se sont longtemps jalousées avant de se découvrir fondamentalement proches et indispensables l’une à l’autre.
« The best thing I know between France and England is… the sea », s’exclamait à son époque l’écrivain anglais, Douglas Jerrold.
Eh bien, franchement, il y a, aujourd’hui, tellement plus que cela entre nous !
Il y a d’abord la force de l’Histoire qui donne à nos deux nations une responsabilité particulière pour défendre la démocratie face à tous les totalitarismes, pour défendre la dignité humaine face à toutes les oppressions.
Au-delà de quelques épisodes très anciens que je tairai pour ne froisser personne - dont ceux de Jeanne d’Arc, de Waterloo et de Trafalgar… -, depuis 1815, nos accrochages les plus sérieux, Monsieur l'Ambassadeur, ont heureusement lieu sur les terrains de sport.
La France connaît le courage de votre nation qui a contribué à deux reprises, il y a 91 ans et 65 ans, à sa liberté.
Le 1er juillet 1916, lors de la première journée de la bataille de la Somme, 20.000 Britanniques sont tombés sur notre sol.
J’étais samedi dernier à Arromanches et à Bayeux, en compagnie du Prince Charles et du Premier ministre Gordon Brown, et des vétérans de la Seconde Guerre mondiale.
La France n’oublie pas l’Histoire écrite à Londres par le roi George VI, par Winston Churchill et par de Gaulle.
Elle n’oublie pas l’héroïsme de tous ces jeunes qui s’élancèrent sur les plages de Normandie.
Le temps, Monsieur l'Ambassadeur, n’altère pas le pacte sacré entre nos deux nations, et ce pacte c'est aujourd'hui une force pour agir.
Nous vivons une époque de mutations radicales, et devant leur ampleur nous devons bâtir une Europe efficace et une Europe influente.
Les récentes élections ont révélé le scepticisme d’une très grande partie de l’opinion publique européenne.
Eh bien moi, je ne me résous pas à cette indifférence.
Je refuse de voir l’Europe s’enliser, parce que si l'Europe s’enlise, alors l’histoire du monde s’écrira sans elle.
Et le sursaut, Mesdames et Messieurs, ne viendra pas spontanément de Bruxelles et de quelques directives administratives.
L’Europe, c'est la somme de nos volontés nationales !
C’est avec nos traditions, avec notre patriotisme, avec notre engagement politique que nous devons donner du souffle à l’Europe.
Et il revient à nos deux grandes nations de fédérer leurs efforts et de prendre les choses en main.
La France et la Grande-Bretagne, dans cet esprit, ont agi de concert pour répondre à la crise financière.
Eh bien il faut continuer à nous mobiliser pour repenser l’architecture financière internationale et pour imaginer les conditions d’une mondialisation qui soit mieux régulée et qui soit plus équitable.
Nos deux pays ont également pris à bras le corps la question du réchauffement climatique. Et c'est sous l'impulsion de l’Europe que nous nous sommes dotés de la législation la plus ambitieuse au monde dans ce domaine. Eh bien c'est à nous, maintenant - et la Grande-Bretagne, naturellement, a un rôle particulier à jouer dans ce domaine -, c'est à nous d'entraîner l’ensemble de la communauté internationale si nous voulons que les décisions que nous avons prises soient efficaces et suivies d'effets.
Nous devons aussi agir ensemble pour garantir notre sécurité et pour servir la paix. Après le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, nous devons maintenant nous attaquer au renforcement de la politique européenne de sécurité et de défense.
Monsieur l’Ambassadeur,
Tous ces vieux préjugés qui accompagnent nos deux nations me font sourire.
Je n'évoquerai pas ce très élégant général en retraite qui déposa sous nos yeux une gerbe, à Bayeux, samedi dernier, avec un chapeau melon et un parapluie... Mais voilà une éternité que je n’ai pas vu le célèbre brouillard londonien, voilà plusieurs années que le prétendu «libéralisme sauvage» anglais n’est plus de mise au 10 Downing Street.
Quant aux Français, soi-disant «ingouvernables», ce n’est plus d’actualité. Pas plus que ne l’est d'ailleurs notre «protectionnisme viscéral»…
Je crois à la nécessité de la collaboration franco-britannique.
Ce n’est pas seulement l’amitié et l’admiration que je voue à l’égard du peuple britannique qui me porte à parler ainsi. C’est aussi la conviction qu’il existe entre nos deux nations un intérêt évident à agir ensemble.
En ce jour particulier pour la Grande-Bretagne, je vous prie, Monsieur l’Ambassadeur, de bien vouloir transmettre en mon nom et en celui du peuple français, tous nos vœux de bonne santé à Sa Majesté la Reine.
Et je demande à toute l’assistance de se joindre à moi pour porter un toast à Sa Majesté, The Queen.
Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie, Monsieur l’Ambassadeur, de nous accueillir avec votre épouse Susie dans cette magnifique résidence de l’ambassade de Grande-Bretagne.
Je veux vous dire que j’ai été extrêmement sensible à vos propos. Et j’adresse en retour au peuple britannique, au nom du Président de la République, un message d’affection de la France.
Mon épouse et moi-même sommes heureux et honorés d’être parmi vous aujourd’hui.
Certains penseront que je n'avais pas le choix, ils se trompent, parce que les liens familiaux qui m’unissent au Royaume Uni, sont certes des liens très personnels, mais au-delà de ces liens, je ressens profondément l'amitié qui soude nos deux peuples.
Nos nations sont semblables à deux sœurs qui se sont longtemps jalousées avant de se découvrir fondamentalement proches et indispensables l’une à l’autre.
« The best thing I know between France and England is… the sea », s’exclamait à son époque l’écrivain anglais, Douglas Jerrold.
Eh bien, franchement, il y a, aujourd’hui, tellement plus que cela entre nous !
Il y a d’abord la force de l’Histoire qui donne à nos deux nations une responsabilité particulière pour défendre la démocratie face à tous les totalitarismes, pour défendre la dignité humaine face à toutes les oppressions.
Au-delà de quelques épisodes très anciens que je tairai pour ne froisser personne - dont ceux de Jeanne d’Arc, de Waterloo et de Trafalgar… -, depuis 1815, nos accrochages les plus sérieux, Monsieur l'Ambassadeur, ont heureusement lieu sur les terrains de sport.
La France connaît le courage de votre nation qui a contribué à deux reprises, il y a 91 ans et 65 ans, à sa liberté.
Le 1er juillet 1916, lors de la première journée de la bataille de la Somme, 20.000 Britanniques sont tombés sur notre sol.
J’étais samedi dernier à Arromanches et à Bayeux, en compagnie du Prince Charles et du Premier ministre Gordon Brown, et des vétérans de la Seconde Guerre mondiale.
La France n’oublie pas l’Histoire écrite à Londres par le roi George VI, par Winston Churchill et par de Gaulle.
Elle n’oublie pas l’héroïsme de tous ces jeunes qui s’élancèrent sur les plages de Normandie.
Le temps, Monsieur l'Ambassadeur, n’altère pas le pacte sacré entre nos deux nations, et ce pacte c'est aujourd'hui une force pour agir.
Nous vivons une époque de mutations radicales, et devant leur ampleur nous devons bâtir une Europe efficace et une Europe influente.
Les récentes élections ont révélé le scepticisme d’une très grande partie de l’opinion publique européenne.
Eh bien moi, je ne me résous pas à cette indifférence.
Je refuse de voir l’Europe s’enliser, parce que si l'Europe s’enlise, alors l’histoire du monde s’écrira sans elle.
Et le sursaut, Mesdames et Messieurs, ne viendra pas spontanément de Bruxelles et de quelques directives administratives.
L’Europe, c'est la somme de nos volontés nationales !
C’est avec nos traditions, avec notre patriotisme, avec notre engagement politique que nous devons donner du souffle à l’Europe.
Et il revient à nos deux grandes nations de fédérer leurs efforts et de prendre les choses en main.
La France et la Grande-Bretagne, dans cet esprit, ont agi de concert pour répondre à la crise financière.
Eh bien il faut continuer à nous mobiliser pour repenser l’architecture financière internationale et pour imaginer les conditions d’une mondialisation qui soit mieux régulée et qui soit plus équitable.
Nos deux pays ont également pris à bras le corps la question du réchauffement climatique. Et c'est sous l'impulsion de l’Europe que nous nous sommes dotés de la législation la plus ambitieuse au monde dans ce domaine. Eh bien c'est à nous, maintenant - et la Grande-Bretagne, naturellement, a un rôle particulier à jouer dans ce domaine -, c'est à nous d'entraîner l’ensemble de la communauté internationale si nous voulons que les décisions que nous avons prises soient efficaces et suivies d'effets.
Nous devons aussi agir ensemble pour garantir notre sécurité et pour servir la paix. Après le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, nous devons maintenant nous attaquer au renforcement de la politique européenne de sécurité et de défense.
Monsieur l’Ambassadeur,
Tous ces vieux préjugés qui accompagnent nos deux nations me font sourire.
Je n'évoquerai pas ce très élégant général en retraite qui déposa sous nos yeux une gerbe, à Bayeux, samedi dernier, avec un chapeau melon et un parapluie... Mais voilà une éternité que je n’ai pas vu le célèbre brouillard londonien, voilà plusieurs années que le prétendu «libéralisme sauvage» anglais n’est plus de mise au 10 Downing Street.
Quant aux Français, soi-disant «ingouvernables», ce n’est plus d’actualité. Pas plus que ne l’est d'ailleurs notre «protectionnisme viscéral»…
Je crois à la nécessité de la collaboration franco-britannique.
Ce n’est pas seulement l’amitié et l’admiration que je voue à l’égard du peuple britannique qui me porte à parler ainsi. C’est aussi la conviction qu’il existe entre nos deux nations un intérêt évident à agir ensemble.
En ce jour particulier pour la Grande-Bretagne, je vous prie, Monsieur l’Ambassadeur, de bien vouloir transmettre en mon nom et en celui du peuple français, tous nos vœux de bonne santé à Sa Majesté la Reine.
Et je demande à toute l’assistance de se joindre à moi pour porter un toast à Sa Majesté, The Queen.
martes, 9 de junio de 2009
***A Bruxelles et à Paris, les Verts veulent devenir "une force...***
***S'installer au centre du jeu. C'est l'objectif pour Daniel Cohn-Bendit, tant au Parlement européen qu'en France. Le chef de file des listes Europe Ecologie (16,28 % des voix en France), qui ont réussi à obtenir autant d'élus que le Parti socialiste, a bien l'intention de faire fructifier son succès. Derrière lui, la galaxie écologistes compte peser de tout son poids pour "changer d'ère politique".
C'est d'abord à Bruxelles que M. Cohn-Bendit veut agir. Deux échéances "immédiates" le mobilisent : le choix du président du Parlement européen, le 14 juillet, puis celui du président de la Commission. "Je veux voir avec le Parti socialiste européen comment nous pouvons bâtir un front du refus de José Manuel Barroso", explique au Monde le député. Avec 52 sièges au Parlement européen, les Verts veulent devenir "une force charnière", a-t-il ajouté. Dans Libération, mardi 9 juin, il précise à propos de M. Barroso : "Ce n'est pas simplement qu'il est libéral, mais qu'il est incapable de tenir une position. Si on peut trouver une majorité (pour le sortir) qu'on le fasse !"
M. Cohn-Bendit a donc entamé les négociations avec Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti socialiste européen (PSE), pour tenter de constituer "une majorité de centre gauche". Mais les discussions devront, selon lui, s'élargir "au MoDem, aux libéraux, à la Gauche unitaire européenne (PC et alliés) et à l'extrême gauche". Le bloc ainsi constitué ne serait pas suffisant mais, d'après les calculs de M. Cohn-Bendit, il pourrait compter sur des voix isolées de souverainistes désireux de barrer la route au président sortant de la Commission. Après cette "majorité négative", place à une deuxième étape : la constitution d'une nouvelle majorité large de centre gauche.
Dany ne va pas pour autant déserter la France. Fort de sa démonstration politique - placer l'écologie politique comme troisième force -, l'ancien leader de Mai-68 veut, là aussi, consolider sa place de "charnière". C'est désormais son mot fétiche et il le décline sous tous ses synonymes : pivot, base, centre... avec toujours la même configuration autour. "J'ai compris dans cette élection le rôle qu'Europe Ecologie peut jouer entre le PS et le MoDem et entre le PS et l'extrême gauche", dit-il. "Nous avons besoin d'un processus où les forces politiques approfondissent leurs propositions et parviennent à une nouvelle majorité crédible pour 2012", insiste-t-il. Une candidature à la présidentielle de Nicolas Hulot serait "intéressante", dit-il dans Libération. Côté PS, il ne voit "qu'une possibilité" : une primaire entre Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.
Martine Aubry a assuré lundi que les socialistes avaient "de grandes choses à faire ensemble" avec lui. "C'est toujours juste de discuter mais le problème est de savoir pour quoi faire." Plus question d'accords d'appareils, de construction d'une "UMP de gauche" fonctionnant autour du PS et de son grand chef, explique-t-il. Lui veut d'abord appliquer la "méthode Europe Ecologie" : rassembler les siens, les écolos, comme force autonome, "un nouvel ovni politique".
La stratégie d'autonomie semble largement suivie dans les troupes écolos. "L'écologie est au centre des débats et doit le rester. En fonction des résultats, on verra la nature des alliances", argumente Pascal Durand, directeur de campagne. "D'évidence les résultats d'Europe Ecologie incitent à maintenir une ligne autonome", insiste Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional d'Ile-de-France. Le conseil national des Verts devrait l'entériner samedi 13 juin, en présence de l'ensemble des personnalités d'Europe Ecologie. "On a changé de période : quand on fait le même score que le PS, les vieilles recettes se sont plus au goût du jour", prévient la secrétaire nationale Cécile Duflot. La méthode "Dany" est désormais totalement partagée.
Sylvia Zappi
LE MONDE
09.06.09
C'est d'abord à Bruxelles que M. Cohn-Bendit veut agir. Deux échéances "immédiates" le mobilisent : le choix du président du Parlement européen, le 14 juillet, puis celui du président de la Commission. "Je veux voir avec le Parti socialiste européen comment nous pouvons bâtir un front du refus de José Manuel Barroso", explique au Monde le député. Avec 52 sièges au Parlement européen, les Verts veulent devenir "une force charnière", a-t-il ajouté. Dans Libération, mardi 9 juin, il précise à propos de M. Barroso : "Ce n'est pas simplement qu'il est libéral, mais qu'il est incapable de tenir une position. Si on peut trouver une majorité (pour le sortir) qu'on le fasse !"
M. Cohn-Bendit a donc entamé les négociations avec Poul Nyrup Rasmussen, le président du Parti socialiste européen (PSE), pour tenter de constituer "une majorité de centre gauche". Mais les discussions devront, selon lui, s'élargir "au MoDem, aux libéraux, à la Gauche unitaire européenne (PC et alliés) et à l'extrême gauche". Le bloc ainsi constitué ne serait pas suffisant mais, d'après les calculs de M. Cohn-Bendit, il pourrait compter sur des voix isolées de souverainistes désireux de barrer la route au président sortant de la Commission. Après cette "majorité négative", place à une deuxième étape : la constitution d'une nouvelle majorité large de centre gauche.
Dany ne va pas pour autant déserter la France. Fort de sa démonstration politique - placer l'écologie politique comme troisième force -, l'ancien leader de Mai-68 veut, là aussi, consolider sa place de "charnière". C'est désormais son mot fétiche et il le décline sous tous ses synonymes : pivot, base, centre... avec toujours la même configuration autour. "J'ai compris dans cette élection le rôle qu'Europe Ecologie peut jouer entre le PS et le MoDem et entre le PS et l'extrême gauche", dit-il. "Nous avons besoin d'un processus où les forces politiques approfondissent leurs propositions et parviennent à une nouvelle majorité crédible pour 2012", insiste-t-il. Une candidature à la présidentielle de Nicolas Hulot serait "intéressante", dit-il dans Libération. Côté PS, il ne voit "qu'une possibilité" : une primaire entre Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.
Martine Aubry a assuré lundi que les socialistes avaient "de grandes choses à faire ensemble" avec lui. "C'est toujours juste de discuter mais le problème est de savoir pour quoi faire." Plus question d'accords d'appareils, de construction d'une "UMP de gauche" fonctionnant autour du PS et de son grand chef, explique-t-il. Lui veut d'abord appliquer la "méthode Europe Ecologie" : rassembler les siens, les écolos, comme force autonome, "un nouvel ovni politique".
La stratégie d'autonomie semble largement suivie dans les troupes écolos. "L'écologie est au centre des débats et doit le rester. En fonction des résultats, on verra la nature des alliances", argumente Pascal Durand, directeur de campagne. "D'évidence les résultats d'Europe Ecologie incitent à maintenir une ligne autonome", insiste Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional d'Ile-de-France. Le conseil national des Verts devrait l'entériner samedi 13 juin, en présence de l'ensemble des personnalités d'Europe Ecologie. "On a changé de période : quand on fait le même score que le PS, les vieilles recettes se sont plus au goût du jour", prévient la secrétaire nationale Cécile Duflot. La méthode "Dany" est désormais totalement partagée.
Sylvia Zappi
LE MONDE
09.06.09
******ELECTIONS EUROPEENNES 2009 : Succès fracassant pour les Verts...!******
***Contre toute attente, les listes Europe Écologie ont obtenu autour de 16 %, faisant jeu égal avec le PS.
Ce n'est plus une surprise : c'est «une bombe atomique», souriait-on dimanche soir à l'Élysée ! Et pour cause : Daniel Cohn-Bendit, qui avait été élu en 2004 en Allemagne, n'a pas seulement réussi son retour personnel sur la scène politique nationale, il a remis les écologistes français sur les rails de l'opposition, tout en laminant le moral des socialistes. À minuit, ses listes étaient données à égalité. Inespéré.
Considérés comme quantité négligeable par le PS, après le score de Dominique Voynet en 2007 (1,57 %), les écolos sont désormais (re)devenus incontournables à gauche. Dès les régionales de 2010. Cette fois, le PS ne pourra plus faire sans eux.
«Plus de 15 % au niveau national, c'est deux millions de voix de plus que l'addition des voix de Dominique Voynet et de José Bové à la présidentielle de 2007», se félicitait-on à La Bellevilloise, une salle parisienne, où les militants faisaient une fête à tout casser. Après le froid jeté jeudi sur France 2, où Bayrou et Cohn-Bendit s'étaient violemment invectivés, la famille écologiste se sent revivre.
Pour Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dont le parti n'était qu'une composante d'Eu-rope Écologie, «ce résultat nous oblige pour la suite à être à la hauteur de la confiance qui nous a été donnée ». Elle ajoutait : «Cette dynamique du rassemblement a donné un nouveau souffle à l'écologie politique, c'est du bonheur saint, que j'espère renouvelable.»
Pour autant, pas de triomphalisme trop apparent. Du moins officiellement. Même si en début de soirée, les cadres d'Europe Écologie n'avaient prévu aucun concert ou animation, de nombreux militants ont d'eux-mêmes finalement décidé de poursuivre la soirée...
Home, le film choc de Yann Arthus-Bertrand les a-t-il aidés ? Sans doute. Mais, note Duflot, le succès est européen. «Nous observons des percées partout, comme aux Pays-Bas ou en Belgique», observe-t-elle.
«Objet politique nouveau»
L'élection désormais passée, toute la question aujourd'hui pour les militants d'Europe Écologie - principalement issus des Verts, des altermondialistes et du milieu associatif - est de faire perdurer cette dynamique. Pour le député de Gironde Noël Mamère, «on a créé un objet politique nouveau, on ne peut pas partir comme des voleurs». Traduction : «Nous devons maintenant nous retrousser les manches pour trouver une existence durable à ce rassemblement.»
José Bové, élu dimanche, ne dit pas autre chose : «Cette aventure n'était pas un coup d'appareil (des Verts), mais une dynamique collective amenée à continuer.» Grand vainqueur de cette soirée, «Dany», lui, dit qu'il sera de l'aventure, mais cette fois pas comme locomotive. «Ma crédibilité, c'était l'Europe», dit-il.
La question de la poursuite du rassemblement sera posée, dès dimanche, aux cadres Verts qui tiendront un conseil national à Paris.
Rodolphe Geisler
Le FIGARO
08/06/2009

***Félicitations...! & Pour rappel...Remember...! ;-) :
http://unioneuropeenne.blogspot.com/2009/04/le-president-nicolas-sarkozy-tiendra-t.html
Entre autres :
*HUB :
21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!
http://www.viadeo.com/hu03/002zbbgldsv67va/21eme-siecle-ecologie-innovation-developpement-durable-du-xxie-siecle
* CLUB BUSINESS EUROPEEN: CLUB EUROPEAN BUSINESS!
http://www.viadeo.com/hu03/002hvls59vxnw2a/club-business-europeen-club-european-business
*BLOG : *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!
http://developpementdurablexxis.blogspot.com
*MY GROUPS FACEBOOK :
***UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...***
http://www.facebook.com/group.php?gid=7989175339
*'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!*
http://www.facebook.com/group.php?gid=8520921738
*PARIS : au 21ème Siècle*
http://www.facebook.com/group.php?gid=20660604512
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Ce n'est plus une surprise : c'est «une bombe atomique», souriait-on dimanche soir à l'Élysée ! Et pour cause : Daniel Cohn-Bendit, qui avait été élu en 2004 en Allemagne, n'a pas seulement réussi son retour personnel sur la scène politique nationale, il a remis les écologistes français sur les rails de l'opposition, tout en laminant le moral des socialistes. À minuit, ses listes étaient données à égalité. Inespéré.
Considérés comme quantité négligeable par le PS, après le score de Dominique Voynet en 2007 (1,57 %), les écolos sont désormais (re)devenus incontournables à gauche. Dès les régionales de 2010. Cette fois, le PS ne pourra plus faire sans eux.
«Plus de 15 % au niveau national, c'est deux millions de voix de plus que l'addition des voix de Dominique Voynet et de José Bové à la présidentielle de 2007», se félicitait-on à La Bellevilloise, une salle parisienne, où les militants faisaient une fête à tout casser. Après le froid jeté jeudi sur France 2, où Bayrou et Cohn-Bendit s'étaient violemment invectivés, la famille écologiste se sent revivre.
Pour Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dont le parti n'était qu'une composante d'Eu-rope Écologie, «ce résultat nous oblige pour la suite à être à la hauteur de la confiance qui nous a été donnée ». Elle ajoutait : «Cette dynamique du rassemblement a donné un nouveau souffle à l'écologie politique, c'est du bonheur saint, que j'espère renouvelable.»
Pour autant, pas de triomphalisme trop apparent. Du moins officiellement. Même si en début de soirée, les cadres d'Europe Écologie n'avaient prévu aucun concert ou animation, de nombreux militants ont d'eux-mêmes finalement décidé de poursuivre la soirée...
Home, le film choc de Yann Arthus-Bertrand les a-t-il aidés ? Sans doute. Mais, note Duflot, le succès est européen. «Nous observons des percées partout, comme aux Pays-Bas ou en Belgique», observe-t-elle.
«Objet politique nouveau»
L'élection désormais passée, toute la question aujourd'hui pour les militants d'Europe Écologie - principalement issus des Verts, des altermondialistes et du milieu associatif - est de faire perdurer cette dynamique. Pour le député de Gironde Noël Mamère, «on a créé un objet politique nouveau, on ne peut pas partir comme des voleurs». Traduction : «Nous devons maintenant nous retrousser les manches pour trouver une existence durable à ce rassemblement.»
José Bové, élu dimanche, ne dit pas autre chose : «Cette aventure n'était pas un coup d'appareil (des Verts), mais une dynamique collective amenée à continuer.» Grand vainqueur de cette soirée, «Dany», lui, dit qu'il sera de l'aventure, mais cette fois pas comme locomotive. «Ma crédibilité, c'était l'Europe», dit-il.
La question de la poursuite du rassemblement sera posée, dès dimanche, aux cadres Verts qui tiendront un conseil national à Paris.
Rodolphe Geisler
Le FIGARO
08/06/2009

***Félicitations...! & Pour rappel...Remember...! ;-) :
http://unioneuropeenne.blogspot.com/2009/04/le-president-nicolas-sarkozy-tiendra-t.html
Entre autres :
*HUB :
21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!
http://www.viadeo.com/hu03/002zbbgldsv67va/21eme-siecle-ecologie-innovation-developpement-durable-du-xxie-siecle
* CLUB BUSINESS EUROPEEN: CLUB EUROPEAN BUSINESS!
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*BLOG : *21ème Siècle-'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!
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***UNION EUROPEENNE* EUROPEAN UNION* UNION EUROPEA...***
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*'ECOLOGIE & INNOVATION': DEVELOPPEMENT DURABLE DU XXIe siècle!*
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*PARIS : au 21ème Siècle*
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Bien à vous,
Morgane BRAVO
jueves, 7 de mayo de 2009
***Epidémie : le Mexique en a assez des mesures "vexatoires" à l'étranger ***
***Les autorités du Mexique, dont les mesures draconiennes ont réussi à contenir le virus A H1N1, n'apprécient pas du tout l'expression de "grippe mexicaine" en Europe et encore moins les actes "vexatoires" infligés à leurs compatriotes de l'étranger.
"Nous exprimons notre opposition la plus énergique aux mesures vexatoires ou discriminatoires prises par différents pays à l'encontre des Mexicains", a clamé à plusieurs reprises le président Felipe Calderon.
Dans son collimateur : les quelques dizaines de Mexicains soumis à l'isolement à leur arrivée en Chine, alors qu'ils ne présentaient pas de symptômes du virus. Un vol spécial mexicain les a ramenés au pays mercredi matin.
En sens inverse, le Mexique a mis un point d'honneur, mardi à l'aéroport de Tijuana (nord), à réserver un traitement de "VIP à 98 Chinois bloqués jusqu'alors dans le pays par la suspension des vols décidée par la Chine, avant le départ de leur avion affrété par Pékin.
L'épisode chinois était le dernier en date. Après d'autres suspensions de liaisons aériennes, Mexico avait déjà vu ses exportations refusées à l'étranger, des compatriotes suspectés dans des aéroports, une de ses équipes de football placée en isolement à son arrivée au Chili, ou encore le drapeau national affublé d'un cochon sur des tee-shirts.
C'est à Paris que l'ambassade du Mexique a protesté contre l'utilisation de l'expression "grippe mexicaine" pour ce que l'OMS a décidé de qualifier de "grippe A (H1N1)".
"Discriminatoire", a-t-elle fait remarquer.
Avant celle du président Calderon, la réaction la plus énergique était venue du maire de Mexico, Marcelo Ebrard, qui a employé le terme de "racisme".
"Quand il y a de la peur, le racisme affleure, tout comme l'agression ou l'exclusion, et rien n'est pire. Quand la grippe aviaire s'est propagée en Asie, nous n'avons pas fait la chasse aux personnes d'origine asiatique", a-t-il déclaré.
La ministre mexicaine des affaires étrangères, Patricia Espinosa, a exprimé la "surprise" du gouvernement mexicain devant la suppression des liaisons aériennes avec Mexico décidée par plusieurs pays latino-américains, à commencer par l'Argentine et Cuba.
"La stigmatisation que nous constatons dans d'autres parties du monde est lamentable", a renchéri le ministre de la Santé, José Angel Cordova.
"On regarde ceux qui arrivent de Mexico comme s'ils allaient transmettre une maladie hautement contagieuse, alors qu'on sait que nous ne sommes pas tous contagieux", a-t-il martelé.
Plus officiellement encore, le Mexique a annoncé qu'il allait demander des "explications", devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), aux pays qui ont stoppé ou restreint leurs importations de produits mexicains, comme les produits dérivés du porc. Ils sont une quinzaine, dont la Chine et la Russie, énormes marchés mondiaux.
Pourtant, l'OMS, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) soulignent que "les virus grippaux ne sont pas connus pour se transmettre à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc".
http://www.romandie.com/ats/news/090507151024.oiz6768z.asp
MEXICO
Romandie News
"Nous exprimons notre opposition la plus énergique aux mesures vexatoires ou discriminatoires prises par différents pays à l'encontre des Mexicains", a clamé à plusieurs reprises le président Felipe Calderon.
Dans son collimateur : les quelques dizaines de Mexicains soumis à l'isolement à leur arrivée en Chine, alors qu'ils ne présentaient pas de symptômes du virus. Un vol spécial mexicain les a ramenés au pays mercredi matin.
En sens inverse, le Mexique a mis un point d'honneur, mardi à l'aéroport de Tijuana (nord), à réserver un traitement de "VIP à 98 Chinois bloqués jusqu'alors dans le pays par la suspension des vols décidée par la Chine, avant le départ de leur avion affrété par Pékin.
L'épisode chinois était le dernier en date. Après d'autres suspensions de liaisons aériennes, Mexico avait déjà vu ses exportations refusées à l'étranger, des compatriotes suspectés dans des aéroports, une de ses équipes de football placée en isolement à son arrivée au Chili, ou encore le drapeau national affublé d'un cochon sur des tee-shirts.
C'est à Paris que l'ambassade du Mexique a protesté contre l'utilisation de l'expression "grippe mexicaine" pour ce que l'OMS a décidé de qualifier de "grippe A (H1N1)".
"Discriminatoire", a-t-elle fait remarquer.
Avant celle du président Calderon, la réaction la plus énergique était venue du maire de Mexico, Marcelo Ebrard, qui a employé le terme de "racisme".
"Quand il y a de la peur, le racisme affleure, tout comme l'agression ou l'exclusion, et rien n'est pire. Quand la grippe aviaire s'est propagée en Asie, nous n'avons pas fait la chasse aux personnes d'origine asiatique", a-t-il déclaré.
La ministre mexicaine des affaires étrangères, Patricia Espinosa, a exprimé la "surprise" du gouvernement mexicain devant la suppression des liaisons aériennes avec Mexico décidée par plusieurs pays latino-américains, à commencer par l'Argentine et Cuba.
"La stigmatisation que nous constatons dans d'autres parties du monde est lamentable", a renchéri le ministre de la Santé, José Angel Cordova.
"On regarde ceux qui arrivent de Mexico comme s'ils allaient transmettre une maladie hautement contagieuse, alors qu'on sait que nous ne sommes pas tous contagieux", a-t-il martelé.
Plus officiellement encore, le Mexique a annoncé qu'il allait demander des "explications", devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), aux pays qui ont stoppé ou restreint leurs importations de produits mexicains, comme les produits dérivés du porc. Ils sont une quinzaine, dont la Chine et la Russie, énormes marchés mondiaux.
Pourtant, l'OMS, l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) soulignent que "les virus grippaux ne sont pas connus pour se transmettre à l'homme par l'ingestion de viande de porc transformée ou d'autres produits alimentaires élaborés à partir de viande de porc".
http://www.romandie.com/ats/news/090507151024.oiz6768z.asp
MEXICO
Romandie News
*Dans les airs aux frais du peuple, par Jean-Pierre Langellier*
***Les parlementaires brésiliens passent beaucoup de temps dans les airs. C'est un impératif géographique. Dans un pays grand comme seize fois la France, ils prennent souvent l'avion entre Brasilia et leur circonscription.
Mais il y a voyage et voyage, comme il y a devoir et plaisir. Ce que les députés et sénateurs aiment par-dessus tout, ce sont les excursions au long cours, de préférence vers l'Europe ou les Etats-Unis.
En attirant l'attention il y a quelques semaines sur le goût prononcé des élus du peuple pour les escapades lointaines, un site Internet a déclenché un scandale qui tarde à s'apaiser. Pour une raison toute simple : ces agréables périples ont été accomplis grâce à l'argent public.
Soyons précis. En vingt-deux mois - de janvier 2007 à octobre 2008 -, 1 881 billets internationaux ont été émis au profit de 261 des 513 députés. Destinations favorites : Miami, Paris, New York, Londres, Madrid, Buenos Aires, et Bariloche, célèbre station de ski argentine. Le président de la Chambre lui-même, Michel Temer, s'est rendu en France avec sa femme aux frais de la princesse.
En allant savourer les joies du tourisme loin de leur pays, à la santé du contribuable brésilien, les parlementaires ne font rien d'illégal, et c'est bien là le noeud du scandale. Car tout député ou sénateur dispose chaque mois pour ses billets d'avion d'une somme pouvant aller jusqu'à 8 000 dollars, et qu'il utilise à sa guise. Coût annuel pour le Congrès : 35 millions de dollars.
Faute de pouvoir, ou de vouloir, dépenser eux-mêmes leur quota, qui est cumulable, les parlementaires se retrouvent vite à la tête d'un stock de billets dont ils font généreusement profiter, sans violer aucun texte, conjoints, parents, enfants, amis et maîtresses.
L'affaire a pris de l'ampleur lorsqu'un jeune député, familier des pages people, a avoué avoir "invité", à Miami et au carnaval de Natal, son amoureuse de l'époque et ancienne compagne du défunt pilote de F1 Ayrton Senna, la présentatrice de télévision Adriane Galisteu, en compagnie de la mère de celle-ci, et de quelques mannequins. D'autres ont fait mieux. Le plus prodigue a financé 40 voyages sur son quota. Le plus convivial a alloué 77 billets aux joueurs du club de football Ceara Sporting, dont il était le président. La veuve d'un sénateur a obtenu 50 000 dollars, somme équivalente à la valeur des billets non utilisés par son mari disparu. Un député connu, Fernando Gabeira, d'ordinaire professeur de vertu, et qui faillit être élu maire de Rio en octobre 2008, a reconnu avoir offert à sa fille un voyage vers Hawaï.
Les largesses de l'Etat envers les élus ont parfois alimenté un véritable marché parallèle dans certaines agences de voyage de Brasilia. De l'aveu même des autorités législatives, 18 députés sont soupçonnés d'avoir revendu leur quota de billets à des professionnels du tourisme, une pratique évidemment illégale.
Loin de battre leur coulpe, la majorité des parlementaires estiment avoir seulement bénéficié d'un système bienveillant, en place depuis quarante ans. Les députés de base, qu'on appelle au Brésil "le bas clergé", invoquent pour leur défense, avec une superbe mauvaise foi, des arguments-massues, comme la sauvegarde de la paix conjugale.
L'un dit : "Je suis du Pernambouc (dans le Nordeste). Vous voudriez que ma femme reste là-bas quand je suis à Brasilia. Vous voulez nous séparer !" Un autre ajoute : "La famille, c'est sacré. Les anniversaires, on doit les célébrer ensemble." Un troisième renchérit : "Bientôt, on va nous demander de nous déplacer à dos d'âne, d'habiter dans une masure et de confier notre courrier à des pigeons voyageurs." En vérité, les élus accumulent les privilèges. Outre un honorable salaire (5 000 euros sur quinze mois pour deux jours et demi de présence par semaine), tous leurs frais sont pris en charge par le Congrès : logement de fonction, restauration, secrétariat, voiture avec chauffeur, soins médicaux. Il suffit d'avoir été sénateur six mois pour être soigné gratuitement à vie. Selon un calcul de la revue Epoca, un parlementaire gagne par an au Brésil l'équivalent de 532 salaires minimums, contre "seulement" 112 pour un congressiste américain.
Dans un pays où quatre habitants sur cinq n'ont jamais mis les pieds dans un avion, la "nouba des voyages", comme l'a baptisée la presse, est un cas d'école sur les rapports entre politique et éthique. Elle rappelle que la confusion entre bien public et intérêts privés et ses corollaires - la corruption, le népotisme, le clientélisme - restent ancrés dans la culture nationale. L'absence de transparence et la faiblesse des contrôles permettent aux hommes publics de maintenir leurs privilèges de caste. En l'espèce, le Parlement a réduit de 20 % les quotas d'avion et les a réservés désormais aux parlementaires et à leurs épouses et descendants.
Le plus surprenant, dans cette affaire, aura été la complaisance envers les élus manifestée par le président Luiz Inacio Lula da Silva. Manquant l'occasion de rappeler la classe politique à ses devoirs moraux, Lula a jugé que "ce n'était pas un crime" pour un député de "donner des billets d'avion". Et il a reproché aux journalistes "d'avoir présenté comme une nouveauté quelque chose de plus ancien que la découverte du Brésil".
Jean-Pierre Langellier
Le Monde
06.05.09
Mais il y a voyage et voyage, comme il y a devoir et plaisir. Ce que les députés et sénateurs aiment par-dessus tout, ce sont les excursions au long cours, de préférence vers l'Europe ou les Etats-Unis.
En attirant l'attention il y a quelques semaines sur le goût prononcé des élus du peuple pour les escapades lointaines, un site Internet a déclenché un scandale qui tarde à s'apaiser. Pour une raison toute simple : ces agréables périples ont été accomplis grâce à l'argent public.
Soyons précis. En vingt-deux mois - de janvier 2007 à octobre 2008 -, 1 881 billets internationaux ont été émis au profit de 261 des 513 députés. Destinations favorites : Miami, Paris, New York, Londres, Madrid, Buenos Aires, et Bariloche, célèbre station de ski argentine. Le président de la Chambre lui-même, Michel Temer, s'est rendu en France avec sa femme aux frais de la princesse.
En allant savourer les joies du tourisme loin de leur pays, à la santé du contribuable brésilien, les parlementaires ne font rien d'illégal, et c'est bien là le noeud du scandale. Car tout député ou sénateur dispose chaque mois pour ses billets d'avion d'une somme pouvant aller jusqu'à 8 000 dollars, et qu'il utilise à sa guise. Coût annuel pour le Congrès : 35 millions de dollars.
Faute de pouvoir, ou de vouloir, dépenser eux-mêmes leur quota, qui est cumulable, les parlementaires se retrouvent vite à la tête d'un stock de billets dont ils font généreusement profiter, sans violer aucun texte, conjoints, parents, enfants, amis et maîtresses.
L'affaire a pris de l'ampleur lorsqu'un jeune député, familier des pages people, a avoué avoir "invité", à Miami et au carnaval de Natal, son amoureuse de l'époque et ancienne compagne du défunt pilote de F1 Ayrton Senna, la présentatrice de télévision Adriane Galisteu, en compagnie de la mère de celle-ci, et de quelques mannequins. D'autres ont fait mieux. Le plus prodigue a financé 40 voyages sur son quota. Le plus convivial a alloué 77 billets aux joueurs du club de football Ceara Sporting, dont il était le président. La veuve d'un sénateur a obtenu 50 000 dollars, somme équivalente à la valeur des billets non utilisés par son mari disparu. Un député connu, Fernando Gabeira, d'ordinaire professeur de vertu, et qui faillit être élu maire de Rio en octobre 2008, a reconnu avoir offert à sa fille un voyage vers Hawaï.
Les largesses de l'Etat envers les élus ont parfois alimenté un véritable marché parallèle dans certaines agences de voyage de Brasilia. De l'aveu même des autorités législatives, 18 députés sont soupçonnés d'avoir revendu leur quota de billets à des professionnels du tourisme, une pratique évidemment illégale.
Loin de battre leur coulpe, la majorité des parlementaires estiment avoir seulement bénéficié d'un système bienveillant, en place depuis quarante ans. Les députés de base, qu'on appelle au Brésil "le bas clergé", invoquent pour leur défense, avec une superbe mauvaise foi, des arguments-massues, comme la sauvegarde de la paix conjugale.
L'un dit : "Je suis du Pernambouc (dans le Nordeste). Vous voudriez que ma femme reste là-bas quand je suis à Brasilia. Vous voulez nous séparer !" Un autre ajoute : "La famille, c'est sacré. Les anniversaires, on doit les célébrer ensemble." Un troisième renchérit : "Bientôt, on va nous demander de nous déplacer à dos d'âne, d'habiter dans une masure et de confier notre courrier à des pigeons voyageurs." En vérité, les élus accumulent les privilèges. Outre un honorable salaire (5 000 euros sur quinze mois pour deux jours et demi de présence par semaine), tous leurs frais sont pris en charge par le Congrès : logement de fonction, restauration, secrétariat, voiture avec chauffeur, soins médicaux. Il suffit d'avoir été sénateur six mois pour être soigné gratuitement à vie. Selon un calcul de la revue Epoca, un parlementaire gagne par an au Brésil l'équivalent de 532 salaires minimums, contre "seulement" 112 pour un congressiste américain.
Dans un pays où quatre habitants sur cinq n'ont jamais mis les pieds dans un avion, la "nouba des voyages", comme l'a baptisée la presse, est un cas d'école sur les rapports entre politique et éthique. Elle rappelle que la confusion entre bien public et intérêts privés et ses corollaires - la corruption, le népotisme, le clientélisme - restent ancrés dans la culture nationale. L'absence de transparence et la faiblesse des contrôles permettent aux hommes publics de maintenir leurs privilèges de caste. En l'espèce, le Parlement a réduit de 20 % les quotas d'avion et les a réservés désormais aux parlementaires et à leurs épouses et descendants.
Le plus surprenant, dans cette affaire, aura été la complaisance envers les élus manifestée par le président Luiz Inacio Lula da Silva. Manquant l'occasion de rappeler la classe politique à ses devoirs moraux, Lula a jugé que "ce n'était pas un crime" pour un député de "donner des billets d'avion". Et il a reproché aux journalistes "d'avoir présenté comme une nouveauté quelque chose de plus ancien que la découverte du Brésil".
Jean-Pierre Langellier
Le Monde
06.05.09
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