«Think Tank» Europe-Mexique.

«Think Tank» Europe-Mexique.
*2008 Création, par Morgane BRAVO, President I Founder of «Think Tank» Europe-Mexico. (Franco-Mexicaine) *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, Sciences Politiques... 2002 en France, Candidate (Titulaire) aux élections Législatives, dans la 14ème Circonscription de Paris. 16ème arrondissement (Sud). « Euroblogger » UE, Commission Européenne, Conseil Européen, Parlement Européen, Conseil de l'Europe, CoR, EuroPcom... *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience.

viernes, 16 de enero de 2009

*L'insécurité suscitée par les "narcos" mexicains inquiète Washington*

Le président du Mexique, le conservateur Felipe Calderon, a rencontré le président élu américain Barack Obama, lundi 12 janvier à Washington, afin d'établir un agenda commun dans la lutte contre les trafiquants de drogue, dont la violence déborde la frontière entre les deux pays. "Plus le Mexique est sûr, plus sûrs aussi seront les Etats-Unis", a souligné M. Calderon, qui a proposé à son interlocuteur une "alliance stratégique". En échange, le président mexicain a reçu la promesse qu'une "page nouvelle" allait s'ouvrir, sous l'administration Obama, entre les Etats-Unis et l'Amérique latine, négligée par la diplomatie américaine après les attentats du 11 septembre 2001.

Le fait que M. Obama ait rencontré M. Calderon une semaine avant son investiture est interprété à Mexico comme une marque de reconnaissance et de soutien. C'est aussi le signe que Washington prend au sérieux le risque d'une déstabilisation du Mexique par les forces du crime dans un contexte de récession économique. Dès son arrivée au pouvoir, fin 2006, M. Calderon avait en effet décidé d'engager une bataille frontale - appuyée sur les militaires - contre les cartels de la drogue, qui tentent d'asservir des zones entières du pays. Cette "guerre" à l'issue incertaine a causé 5 376 morts en 2008, 2 275 l'année précédente. La majorité des décès sont l'oeuvre de règlements de comptes entre cartels. On relève également un nombre croissant de victimes parmi les forces de l'ordre et dans la population "civile".

M. Calderon a plaidé à Washington en faveur d'un contrôle beaucoup plus strict des armes transférées illégalement des Etats-Unis vers le sud, et aussi d'une conception plus dynamique de la frontière, comme un pôle de développement, plutôt que comme une muraille à fortifier. La partie mexicaine voudrait obtenir la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire entre les deux pays, la dernière décision de ce type remontant à 1910.

RISQUE D'EFFONDREMENT ÉTATIQUE

Du côté américain, la tendance est plutôt de tirer le signal d'alarme et de bloquer le train. A quelques jours de leur départ, les responsables de l'administration Bush ne prennent plus guère de gants. Le secrétaire à la sécurité intérieure, Michael Chertoff, a ainsi révélé au New York Times que ses services mettaient au point un plan pour faire face à un débordement de violence criminelle à la frontière sud, avec l'aide des forces armées.

Un document du département américain de la défense considère que le Mexique et le Pakistan sont deux pays où "un effondrement rapide" de l'ordre étatique pourrait entraîner une intervention militaire des Etats-Unis. Lors d'un récent séminaire à Mexico, l'ancien "tsar antidrogue" du président Bill Clinton, le général du cadre de réserve Barry McCaffrey, avait averti : "Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un "narco-Etat" pour voisin."

MEXICO CORRESPONDANTE

Joëlle Stolz
LE MONDE
15.01.09.

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